Les risques de la plongée sous marine exposés par Yannick Dacheville

Yannick Dacheville et les risques de la plongée sous marine

La plongée sous-marine est une activité qui permet de connaître le monde sous-marin. Elle permet de contempler le paysage sous-marin (poissons, tortues, grottes, végétaux, récifs coralliens, etc.). Il est important de connaitre les techniques à adopter et les erreurs à éviter pour s’y adonner. Toutes ces dispositions permettent de pratiquer cette discipline en toute sécurité.

Cette activité consiste à rester sous l’eau et à respirer avec un narguilé ou une bouteille d’air avec d’autres équipements comme un système de combustion isothermique, un masque de protection, des palmes de déplacement et un lestage.

Elle est certes passionnante, mais comporte de hauts risques, c’est pourquoi Yannick Dacheville recommande de consulter un médecin avant toute pratique (contre-indication en cas de maladie cardiovasculaire, d’asthme, etc.).

Risques de décompression et de barotraumatisme avec Yannick Dacheville

Tous les plongeurs peuvent être victimes d’accidents de plongée, qu’ils soient professionnels ou amateurs. La plongée est une activité qui ne convient pas à tout le monde, voilà pourquoi une formation et une consultation chez le médecin sont nécessaires au préalable.

La décompression

Les risques de décompression (la désaturation) ne sont pas moindres, tels que les accidents de décompression (pression exercée sur l’organisme lorsqu’il est soumis à une pression supérieure à celle qu’il subit sur la terre ferme). Pendant la plongée, la concentration d’azote augmente dans le corps selon la profondeur et la durée, ce qui va se dissoudre dans le sang. Le plongeur se doit de respecter certains paliers pour évacuer cette entité chimique, dont le dégazage. Lorsque la durée des paliers et le nombre de palier ne sont pas respectés, le plongeur risque un accident de décompression et de graves lésions, car l’azote présent dans le sang n’a pas le temps d’atteindre les poumons. Il est donc recommandé de ne pas prendre l’avion dans les 24h qui suivent la plongée, sauf si la plongée n’a duré que 2h de temps, alors il peut prendre l’avion dans les 12h qui suivent.

Découvrez le parcours de Yannick Dacheville sur ce lien.

Pour éviter ainsi ce risque, il est important de bien respecter le nombre de paliers et la vitesse de remontée (15 à 18 m/minute). Il ne faut pas également fumer 8 à 12h avant la plongée et limiter sa consommation d’alcool pendant son séjour plongée.

D’autres accidents peuvent également survenir, comme le barotraumatisme (pulmonaire, dentaire, des sinus et de l’oreille).

Le barotraumatisme

Le barotraumatisme des sinus est la différence de pression entre la pression extérieure et la cavité nasale. Dans ce cas, le plongeur sent une douleur au front et saigne du nez. Il est recommandé d’éviter de plonger enrhumé, un rinçage du nez à l’eau de mer peut être aussi une solution.

Le barotraumatisme de l’oreille est une déformation du tympan suite à la pression qu’induit la profondeur. Il apparait à la descente tout comme à la remontée, et le plongeur peut sentir de graves douleurs au niveau de l’oreille, ce qui peut le pousser à s’évanouir s’il n’y a pas rééquilibrage interne, explique Yannick Dacheville.

Pour contourner ce mal, le plongeur peut se pincer le nez et souffler ou bâiller tout simplement. Il ne faut pas continuer la descente si cela persiste, il faut juste remonter et réessayer, mais si cela arrive lors de la remontée, il faut redescendre de quelques mètres et effectuer des mouvements de mâchoires.

Le barotraumatisme pulmonaire ou suppression pulmonaire est dû à la variation du volume d’air, qui est dû au changement de pression. Il se produit dans les 10 premiers mètres après la surface.

Le plongeur se doit donc de plus expirer qu’inspirer, surtout lors de la remontée, car lorsqu’elle est trop rapide, le gaz se dilate et dilate aussi les poumons jusqu’à la limite d’élasticité des alvéoles et entraine une leur fissuration, celle des bronches, des plèvres et des embolies gazeuses. Il va alors ressentir une violente douleur dans la poitrine accompagnée de crachats de sangs.

Il faut mettre le plongeur sous oxygène et appeler les secours en cas de traumatisme de cet ordre. Il faut également écouter l’encadrant et respecter la règle du « toujours en dessus en dessous », c’est-à-dire qu’il ne faut pas faire d’apnée en plongée sous-marine ou insister sur l’expiration à la remontée, ce qui peut entraîner une perte de conscience, ainsi que la noyade.

Le barotraumatisme dentaire est lié aux carries des dents mal entretenues et aux pansements creux, ce qui crée des poches d’air dans les dents.

Les dents doivent donc être saines pour éviter ce trouble et une visite annuelle chez le dentiste est de rigueur pour souligner son activité au praticien, de sorte à faire un plombage étanche.

Les incidents chimiques et biologiques

La narcose

Les risques d’incidents biochimiques sont fréquents, dont la narcose (ou ivresse des profondeurs). Elle se caractérise par une euphorie du plongeur jusqu’à la perte de ses capacités de réflexion et l’oubli des règles de sécurité. Elle est due à l’augmentation du niveau d’azote et au changement de pression apparaissant à partir de 30m de profondeur, récurent à partir de 60 mètres et une perte de connaissance survient à partir de 90 mètres. Tout dépend ainsi de la profondeur, de la forme physique et de l’état du plongeur, comme par exemple une remontée brusque et trop rapide du plongeur.

Conseil de Yannick Dacheville (voir son profil) : il faut remonter à la surface pour diminuer la pression artérielle ou descendre en ralentissant à partir de 30m pour éviter ce mal. Effectuez une plongée de réadaptation si vous n’avez pas plongé depuis un certain moment. L’utilisation de gaz, comme le Nitrox ou le Trimix est également une solution, car ils permettent de diminuer la pression d’azote pour réduire le risque de narcose.

Ce trouble est provoqué par une mauvaise hygiène de vie, donc il vaut mieux ne pas consommer d’alcool avant une immersion sous marine et éviter la prise de certains médicaments.

L’intoxication et l’hypercapnie

L’intoxication à l’oxygène et au monoxyde de carbone est due à un mauvais gonflage des bouteilles, car elles contiennent un taux d’oxygène ou de monoxyde trop élevé, ce qui provoque des maux de tête, des sueurs et des nausées. Il faut éviter de fumer 8 à 12h avant la plongée, car le tabac contient du monoxyde de carbone et favorise ce type d’incident. Il faut aussi respecter à la lettre les règles de gonflage des bouteilles.

L’essoufflement ou hypercapnie se caractérise par un excès de dioxyde de carbone externe (pollution, espace mort du tuba, etc.) ou interne (effort physique, mauvaise expiration en plongée, température froide, etc.). Les symptômes se font sentir en fonction de la pression (il peut s’agir d’un léger essoufflement, de maux de tête, de sensations de suffocation, de syncope ou la mort dans le pire des cas).

Si la plongée vous essouffle, faites signe aux autres plongeurs ou ne faites plus d’efforts physiques et reprenez votre souffle. L’augmentation de la durée des paliers est aussi recommandée. Si les symptômes ne disparaissent pas, il est préférable de remonter à la surface doucement avec l’aide du binôme.

D’autres malaises possibles

Les risques de faiblesse physique sont tout aussi réguliers, tels que les problèmes de dos, car le poids du matériel de plongée n’est pas moindre et peut entrainer dans certains cas une hernie discale lombaire. Il est parfois recommandé de s’équiper dans l’eau et de suivre l’avis du médecin en cas de mal de dos, selon Yannick Dacheville.

L’hypothermie se caractérise par une baisse de la température du corps en dessous de la normale. Elle survient lorsque le plongeur ne s’équipe pas de la combinaison appropriée. Elle peut entrainer un grave accident de plongée.

Il est donc indispensable de bien se protéger et de porter une combinaison adaptée au type de plongée, de porter aussi une cagoule bien épaisse, car un plongeur perd 80% de chaleur corporelle par la tête.

Différents types d’accidents sont recensés lors d’une plongée, tels que les accidents dû au milieu (noyades, froid, faune, flore, etc.) et les accidents dû au milieu hyperbare (variation de pression et de volume, accidents toxiques, de décompression, etc.).

L’œdème pulmonaire est lié à une hyperpression hydrostatique dû à une immersion, à une combinaison trop serrée, aux efforts et aux résistances ventilatoires du détendeur. Il peut entrainer une cardiopathie ou à une hypertension artérielle silencieuse.

Il est donc important d’éviter les efforts en eau froide, les remontées rapides, les combinaisons trop serrées et les détendeurs mal réglés ou trop durs.

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Le placage du masque est un accident de plongée, qui est dû à une diminution de l’air présent sous le masque, ce qui créée un effet de ventouse qui aspire la peau, le nez et les yeux. Des hémorragies conjonctivales, une épistaxis et des tâches purpuriques sont les conséquences de ce trouble.

Il faut ainsi souffler dans le masque en descendant par le nez, jusqu’à l’équilibrage des pressions pour éviter ces traumatismes.

L’atteinte digestive est un mal dû aux gaz intestinaux, qui se dilatent lors de la remontée du plongeur.

Il est recommandé de prendre des boissons gazeuses ou des féculents avant la plongée au risque de d’avoir d’autres troubles biochimiques, tels que l’hypoxie (survient seulement en apnée) et l’hyperoxie (survient lorsque la pression artérielle d’oxygène supérieure à 1,6 bar est respirée pure ou avec des mélanges hyperoxygénés).

De multiples accidents peuvent survenir si l’immersion n’est pas correctement pratiquée, tels que le vertige alternobarique, le syndrome nerveux des hautes pressions (SNHP), les coupures, plaies ou autres blessures provoquées par la pénétration d’épaves ou par des animaux (méduses, requins, murènes, raies, corail, etc.).

Les règles de sécurité en plongée

Des règles de sécurité sont établies pour permettre aux plongeurs de pratiquer en toute sécurité.

Il est important de bien entamer sa descente, car elle augmente la pression ambiante et le seul moyen de la rétablir est d’effectuer la manœuvre de Valsalva qui consiste à souffler tout en tenant le nez pincé et la bouche fermée.

La remontée est toute aussi importante. Elle se fait à l’aide de la manœuvre de Toynbee qui consiste à se pincer le nez, mais en déglutissant cette fois. Il est également primordial de respecter les paliers de décompression établis en fonction de la durée de la plongée et de la profondeur atteinte.

La première étape à franchir avant toute plongée est d’effectuer une visite médicale au préalable. Il est important de respecter les conseils et consignes du médecin, car certaines maladies ou déficiences peuvent avoir de graves retombées en milieu sous-marin. Un certificat médical est donc indispensable avant toute pratique.

Il faut également avoir plus de 8 ans pour pouvoir effectuer une virée sous la mer. Les femmes enceintes sont interdites de pratique.

Il est indispensable de ne jamais plonger seul, cette activité se pratique toujours en binôme pour réduire les risques.

Un report de la plongée n’est pas interdite, alors si une sensation, aussi subjective soit-elle, tracasse le plongeur, il est préférable de remettre à plus tard. Mieux vaut prévenir que guérir dit l’adage.

Un baptême de plongée se pratique dès l’âge de 8 ans et dure entre 20 et 40 minutes sur une surface comprise entre 3 et 6 m de profondeur sous la surveillance d’un moniteur. Il est indispensable pour débuter la plongée sous-marine, renforcé par une formation théorique. Cela permet de pratiquer en toute sécurité par l’apprentissage des signes entre plongeurs, de régulation de la pression d’air dans les oreilles, de respiration, etc.

Un autre conseil est le respect des paliers de décompression, car l’azote respiré via les bouteilles d’air subit une pression sous-marine. Plus le plongeur reste sous l’eau, plus le respect des paliers est nécessaire lors de la remontée.

Pour une plongée sans risques, suivez ces quelques conseils de Yannick Dacheville que vous retrouverez sur son blog WordPress:

• Ne pas plonger après un repas trop copieux ou trop arrosé
• Ne pas être à jeun
• Ne pas plonger sans combinaison car elle joue un rôle d’isolant thermique et de protection contre la faune et la flore sous-marine
• Ne pas faire d’apnée après la plongée
• Ne pas faire d’efforts inutiles avant, pendant et après la plongée
• Prendre le temps de s’acclimater avec le milieu aquatique
• Limiter les profondeurs, les durées de plongée et rester dans la courbe de sécurité
• Remonter toujours doucement
• Respecter les paliers de décompression à la lettre avec un palier de sécurité (3min par 5m)

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